Au coeur du bush australien !

Au coeur du bush australien !

Comme je l’ai déjà dit auparavant, partir en Australie était un rêve.

Un rêve écrit noir sur blanc sur une liste de choses que je voulais faire dans ma vie du haut de mes 13 ans. À cet âge-là, je ne savais pas encore que j’allais cocher cette case de cette fameuse liste.


Et parmi ces rêves, il n’y avait pas seulement celui de voyager. Il y avait aussi celui de créer.

Car oui, la marque Vagabonde est elle aussi née d’un rêve écrit sur cette même liste.


Aujourd’hui me voilà à 25 ans, débarquant en Australie.

Le voyage a été long, mais une chose est sûre : cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi alignée avec moi-même et avec mes envies.


Dans cet avion, je partais rejoindre mes meilleures amies et ma sœur.


Elles travaillent toutes ensemble dans le bush australien pour une famille incroyable. Avant mon arrivée, elles m’avaient dressé le tableau :

« Tu vas voir, ici tout est au ralenti. C’est un endroit de bien-être pur, un peu coupé du monde. »


Je m’attendais donc à quelque chose de beau… mais pas à ce point.


Cet endroit est un véritable havre de paix. Un lieu où l’on a presque l’impression que seules les bonnes vibrations parviennent jusqu’à nous.


Les retrouvailles ont été magiques après plusieurs mois sans se voir. Et l’accueil de la famille a été plus que chaleureux. Ils nous ouvrent les portes de leur quotidien avec une générosité rare. Cela ne leur pose aucun problème que je partage un morceau de leur vie ici, au contraire. C’est sûrement pour cela que l’on s’y sent si bien.


Même si l’on a parfois l’impression d’être coupé du monde, on ne l’est jamais complètement. Certaines nouvelles venues de l’extérieur nous rappellent que tout n’est pas toujours simple ailleurs. C’est comme un petit rappel discret de la réalité, qui nous fait prendre encore plus conscience de la chance que l’on a de vivre certains moments.


Parfois aussi, la vie nous confronte à des moments que l’on ne peut pas partager avec les personnes que l’on aime. On ne contrôle pas tout ce qu’il se passe et certaines épreuves arrivent sans prévenir, nous rappelant à quel point la vie est précieuse et à quel point elle peut basculer en quelques heures.


Ici, je pense particulièrement à toi, ma grande sœur.

À cette épreuve difficile que tu as traversée pendant que j’étais loin. Je suis désolée de ne pas avoir été à tes côtés et je pense très fort à toi.


La vie est parfois bien faite, parfois elle l’est un peu moins. Mais une chose est sûre : il faut la vivre pleinement, sans remords, sans regrets et avec beaucoup d’amour pour les gens qui nous entourent.


Au bout de quelques jours seulement, je me sens déjà un peu comme chez moi ici.


Certains jours, j’ai vraiment l’impression d’être dans un film de western.


Pour vous mettre dans le contexte, la famille pour qui mes amies et ma sœur travaillent tient un roadhouse au cœur du bush australien. Ce sont des lieux typiques des régions isolées : des endroits où l’on peut manger, boire un café, discuter, et où les voyageurs comme les habitants du coin se croisent.


Mais ils ont aussi ce qu’on appelle ici un cattle.

Un cattle station est une immense exploitation agricole dédiée à l’élevage de bétail. Les terres sont gigantesques, souvent sur des dizaines de milliers d’hectares, et les troupeaux peuvent compter plusieurs milliers de vaches.


Ici, ils élèvent environ 5000 vaches Wagyu.


Leur propriété est immense et ressemble à un véritable décor de Far West. Des étendues infinies, des chevaux, des kangourous et ce sentiment de liberté qui donne l’impression d’être au bout du monde.


Toutes les journées passées avec eux sont incroyablement authentiques. On apprend à faire du mustering, c’est-à-dire rassembler le bétail à cheval, ou encore observer certaines étapes du travail d’éleveur comme le branding, le marquage des vaches.


Ils prennent le temps de tout nous expliquer, de tout nous montrer, de tout nous apprendre, alors qu’ils ne sont absolument pas obligés de le faire. Leur générosité et leur passion rendent cette expérience encore plus précieuse.


Chaque jour, on en prend plein les yeux. Les couchers de soleil sont magnifiques.


Et au milieu de tout ça, je sens ma petite fille intérieure sourire.

Depuis toujours, j’ai une fascination pour le monde du cheval. Alors vivre ces moments ici, dans cet environnement si brut et authentique, c’est un peu comme un rêve éveillé.


À peine quelques semaines ici, et déjà ce petit pincement au cœur à l’idée de dire au revoir à ces jolies rencontres. Et encore plus pour les filles qui ont partagés plus de temps, de moments et de liens avec eux.


Mais comme l’a dit Rob, un membre de la famille :


« If you’re sad to leave, it means you had a beautiful time. »


Et je crois qu’il a raison.


Alors merci la vie.

Merci à la famille Stewart pour leur générosité et leur accueil.


Et surtout merci à mes amies et à ma sœur, sans qui je n’aurais jamais pu vivre cette aventure ni partager ces moments uniques à leurs côtés.

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